Présentation Technique

Dans la production d’énergie thermique et nucléaire, l’eau est le principal milieu de transfert d’énergie et de refroidissement. L’intégrité du cycle eau-vapeur est vitale ; même des traces d’impuretés peuvent entraîner une défaillance catastrophique par corrosion, entartrage ou dépôt sur les aubes de turbine.

Eau d’Alimentation de Chaudière Haute Pureté

Les chaudières haute pression modernes et les générateurs de vapeur à passage unique (OTSG) nécessitent une eau ultrapure. La chaîne de traitement implique généralement l’Ultrafiltration (UF) pour l’élimination des particules, suivie d’une Osmose Inverse (RO) à double passe et d’un polissage via l’électrodésionisation continue (CEDI) ou l’échange d’ions sur lit mélangé. L’objectif principal est l’élimination quasi totale de la silice (SiO2), qui peut se volatiliser dans la chaudière et se déposer sous forme de tartre vitreux sur les turbines, et de l’oxygène (O2), qui facilite la corrosion par piqûres localisée.

Gestion de l’Eau de Refroidissement

Les systèmes de refroidissement représentent le plus grand volume d’eau utilisé dans les centrales électriques. La gestion de la chimie des tours de refroidissement implique l’équilibrage des cycles de concentration (COC) pour minimiser la purge tout en prévenant l’entartrage par le carbonate de calcium et le silicate de magnésium. Le contrôle du bio-encrassement est tout aussi vital, car les biofilms créent une résistance importante au transfert de chaleur et peuvent héberger des Legionella. L’oxydation avancée et les biocides non oxydants sont souvent utilisés en rotation pour gérer les populations microbiennes.

ZLD et Désulfuration des Gaz de Combustion (FGD)

Les centrales électriques sont de plus en plus tenues de mettre en œuvre la Décharge Liquide Zéro (ZLD) pour gérer les eaux usées de la désulfuration des gaz de combustion (FGD). Les eaux usées FGD sont particulièrement difficiles en raison des concentrations élevées de chlorures, de sélénium, de nitrates et de mercure. Le traitement implique souvent une précipitation chimique, une élimination biologique du sélénium et, finalement, une évaporation/cristallisation thermique. À mesure que les réglementations telles que les directives de limitation des effluents (ELG) de l’EPA se durcissent, l’adoption de la ZLD passe d’un choix spécifique au site à un mandat à l’échelle de l’industrie pour les centrales nouvelles et modernisées.